La médecine du travail est en danger. C’est ce qui ressort du rapport sur « La santé au travail – Vision nouvelle et professions d’avenir » commandé par les ministres du Travail, de la Santé et de la Recherche à trois personnalités : Paul Frimat professeur de médecine du travail à l’Université de Lille II, Christian Dellacherie membre du CESE (Conseil économique, social et environnemental) et Gilles Leclerq médecin conseil à l’ACMS, service interentreprises de médecine du travail. «D’ici 5 ans, écrivent-ils, si rien n’est fait pour aider les professionnels de la santé au travail à anticiper les départs à la retraite des praticiens et des enseignants hospitalo-universitaires, ce dispositif unique au monde, qui concerne en France près de 16 millions de salariés, pourrait s’éteindre, faute d’expertise et de perspectives. »
Ses auteurs plaident pour une affirmation des prérogatives du médecin du travail dans l’entreprise. Leur réflexion les a conduits à émettre une quarantaine de propositions axées sur une approche intégrée pour un travail d’équipe, des perspectives de reconversion pour les médecins souhaitant entamer une seconde carrière dans la médecine du travail, une redynamisation de la recherche, une formation initiale des professionnels de santé adaptée aux nouvelles missions, une valorisation de la médecine du travail en tant que discipline médicale, une valorisation des prérogatives du médecin du travail, la nécessité de faire évoluer les mentalités, enfin, la prise en main du changement par les acteurs locaux.
La directive n89/391/CEE du Conseil des Communautés européennes du 12 juin 1989, dite "directive - cadre", définit les principes fondamentaux de la protection des travailleurs
La loi n 91-1414 du 31 décembre 1991 a permis de transposer, pour l\'essentiel, les dispositions que la directive cadre ajoutait au droit français. S'agissant de l'évaluation des risques, c'est l'article L 230-2 du code du travail